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Le
placement familial en Europe,
une question de justice ?
sous la direction de Denise Bass
(GRAPE) et Yves Lernout
(AIMJF : Association Internationale des Magistrats pour la Jeunesse
et la Famille)
On peut partir de l’hypothèse que chaque pays européen
organise le rapport famille / Etat à des fins de régulation
des dysfonctionnements mettant en danger soit la société,
soit la famille, soit l’enfant (ou l’ensemble).
Face à la séparation d’un enfant, ordonnée
par une situation le mettant en danger, les pays européens
ont développé des stratégies qui touchent
peu ou prou à la parentalité et à la filiation.
Cependant les contextes culturels et idéologiques ont
généré des savoir-faire, par rapport à
la séparation d’un enfant de sa famille, extrêmement
différents selon les pays. Cela questionne la place qu’occupe
la famille dans l’imaginaire politique, le degré
d’intrusion que l’Etat s’autorise au sein
de l’institution familiale, donc la place du droit.
Placer un enfant en famille (d’accueil) peut paraître
paradoxal dans un contexte de crise économique et de
transformation du modèle familial.
Que penser d’une mesure judiciaire qui, comme en France,
peut répondre tant à une “assistance éducative”
(mesure de protection et de prévention ciblée
soit sur l’enfant, soit sur la famille), qu’à
un traitement pénal de la délinquance juvénile
qui intègre la famille (d’accueil) à un
dispositif de gestion d’une sanction ?
En Allemagne par exemple, l’administration est conçue
comme étant “au service des familles”, alors
qu’en France elle serait plutôt le lieu de signalement
au judiciaire des manquements de ces familles à leurs
obligations.
La France a, dans les 20 dernières années, élaboré
un dispositif ancré sur le soin dans un rapport étroit
avec la justice où l’accent est mis sur la fonction
thérapeutique ou éducative de la séparation,
et sur la prédominance du maintien des liens parents
/ enfant.
Le “placement familial” n’est probablement
pas “la” solution, mais une des formes de suppléance
familiale pour qu’un jeune, à un moment de son
histoire, trouve un lieu familial qui lui permette de se poser,
de s’insérer dans un groupe, d’y chercher
des références.
Dans cet ouvrage, juges, travailleurs sociaux, responsables
administratifs - venant essentiellement d’Europe explorent
et interrogent les compétences et les savoir-faire dans
une approche pluridisciplinaire et comparative.
T A B L E D E S M A T I E R E S
Ouverture
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Lucien
BEAULlEU, AIMJF |
1 - Séparation et placement en famille : protection
et prévention
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En quoi le placement familial
peut-il être une indication selon qu’il s’agit
de protéger l’enfant ou de prévenir
la délinquance juvénile ?
Sylvie Perdriolle |
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Comment est pensée la
séparation et comment elle est mise en œuvre
selon les pays : Allemagne, Royaume-Uni, Italie, France
Alain Grevot |
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Les dispositifs de placement
familial en France : aspects judiciaire, administratif,
éducatif et thérapeutique
Janine Oxley, Didier Potin |
2 - Exemples législatifs de placement familial
et approches selon les disciplines et les pays
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Qui sépare l’enfant
de ses parents ? Qui décide du placement ? Qui
paie ? Qui met un terme ?
Italie - Mélita Cavallo
Allemagne, Autriche - Evelyn
Totter
France, Suisse, Belgique - Jean
Zermatten |
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Analyse de deux cas concrets
(civil et pénal)
par 3 groupes de travail |
3 - Famille d’accueil, famille(s) de l’enfant,
autorité parentale et droits de l’enfant
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Pourquoi un accueil en famille
?
Françoise Petitot |
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Le placement familial au regard
des droits de l’enfant
et de la famille
Nathalie Riomet |
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Deux familles mais seulement
deux parents ?
Serge Lesourd |
Annexes
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présentation du GRAPE |
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argument en anglais et en espagnol |
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