01 48 78 30 88 enfance.grape@wanadoo.fr

PROTECTION DE L’ENFANCE

Les professionnels de la protection de l’enfance sont placés en première ligne pour assurer
la prévention, le dépistage, l’orientation des familles aux prises avec un grand nombre de problèmes concernant leurs enfants.

Si le risque ou le danger semblent évidents dans un grand nombre de cas et les interventions en urgence ou préparées se justifient clairement, dans d’autres situations, il est difficile de prendre des décisions et de poser des actes au milieu d’une nébuleuse de signes pourtant inquiétants.

Comment faire « un bon diagnostic » des situations de risque ou de danger et mettre en place
un suivi adapté aux problèmes de chaque enfant et sa famille ? Comment concilier les droits
et les rôles des parents et les droits des enfants – amenant à la contractualisation (prise en charge ASE) et à la contrainte (de l’intervention judiciaire) prenant en compte ce qui se joue pour l’enfant dans chaque situation ?

Public : tous les professionnels concernés par la protection de l’enfance (psychologues, travailleurs sociaux, assistants familiaux, personnel de P M I)

Evaluer la maltraitance, le danger et les risques de danger pour l’enfant

La loi 2016 de la protection de l’enfance place l’enfant au centre : celui-ci constitue le sujet de l’intervention. Ses parents sont considérés comme ressources mobilisables, appelés à occuper des responsabilités éducatives, A l’aide de cette nouvelle définition, la protection de l’enfance vise à « garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l’enfant, à soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation, dans le respect de ses droits ».
Ce travail conséquent doit être mené en pluridisciplinarité par les multiples services partenaires de la protection à l’enfance. Cela exige différents niveaux d’engagement de la part de chacun pour favoriser une évolution des pratiques.

Contenu:

• Analyser et discuter des questions d’actualité en protection de l’enfance : les besoins fondamentaux de l’enfant selon son/sa singularité et sa problématique familiale
• Evaluer l’évolution de la prise en charge proposée et réfléchir au PPE à définir et mener pour répondre à la situation
• Réfléchir à l’accompagnement possible avec les familles et l’enfant pour une compréhension des difficultés et une aide individualisée
• Apprécier les ressources des parents et de l’environnement de l’enfant et réfléchir à la manière de les engager à se mobiliser pour le bénéfice de leur enfant

DATES

10,11,12 septembre 2018

3 jours / Paris / Coût : 540 €

La séparation de l’enfant d’avec sa famille

Concilier la protection de l’enfant et sa vie familiale

 

 

 

La formule consacrée en protection de l’enfance est « le maintien des liens de l’enfant avec sa famille », sans pour autant préciser de quels liens il s’agit. La réalité des pratiques actuelles révèle que les enfants séparés de leurs familles sont confrontés à des parcours de ruptures et que les incidences de ces ruptures bouleversent leur développement.
La loi du 14 mars 2016 introduit la différence entre lien de filiation (priorité pour tout enfant séparé de sa famille) et exercice de l’autorité parentale. Celui-ci devra s’accorder avec la situation de l’enfant dans le travail avec ses parents.
Deux axes sont présentés comme prioritaires :
D’une part, les professionnels doivent estimer de l’intérêt de l’enfant – besoins fondamentaux et développement physique, psychique, affectif, intellectuel et social.
D’autre part, les professionnels doivent « sécuriser », c’est-à-dire, chercher à préserver la stabilité du parcours institutionnel de l’enfant pour ainsi éviter les graves dommages des ruptures répétées dans sa vie.

 

Contenu :

 

Les changements introduits dans le contexte juridique.
Quel sens donner à la séparation préconisée – à l’enfant et à ses parents ?
Identifier les problèmes amenant à la nécessité de séparation et envisager la suite.
Quelle orientation donner au placement de l’enfant (PPE) et quel service le plus adapté ?
Réflexion sur l’accompagnement de la famille.
S’interroger sur les pratiques institutionnelles qui amènent à des ruptures pour des enfants et adolescents placés.
Comment prévenir dans ce projet pour l’enfant les ruptures dans son parcours de vie ?
Utiliser les ressources juridiques dans les cas où l’enfant a besoin d’une suppléance parentale durable ? (DAP, tutelle, PCD…) ?

 

Public :
Assistants familiaux, travailleurs sociaux, professionnels de la protection de l’enfance, conseillers d’orientation.
Formateur :
Psychologue clinicien.

 Dates et Tarif :

4,5 juin 2018
2 jours / Paris / Coût : 370 €

Les visites médiatisées : protection du mineur et travail d’accompagnement

L’enfant bien portant est un enfant qui joue. Mais à quoi joue-t-il ? Que représente le jeu, et en quoi est-il indispensable ?

 

 

La visite médiatisée se doit d’être une décision motivée, adaptée à chaque situation, prenant en compte les ressources de la famille et l’environnement de l’enfant. La présence de professionnel(s) durant ces temps de rencontres peut viser la protection de l’enfant, mais également l’aide aux parents et enfants dans la (re) construction de liens psychiques et/ou de relations dans la réalité. Ces temps de présence d’un tiers entre parents et enfant constituent également des moments d’observation, de médiation, d’évaluation des relations parents-enfants.

 

Face à des familles séparées, à des mères et pères régulièrement en grande difficulté, et devant les signes de l’enfant, comment interpréter ? À quel moment intervenir, et comment s’y prendre ? Quels places et rôles des différents professionnels durant ces rencontres ?

 

Contenu :

 

Réflexion et discussion sur les termes : médiation et médiatisation

Le professionnel, la famille, l’institution :

Quels objectifs, préparation et évaluation des rencontres parents-enfant ?

  • Définir des objectifs selon les ressources et singularités de chaque situation familiale
  • Spécificité du lieu choisi et pertinence du cadre proposé.
  • Quel accompagnement ?
  • Une position d’observation : laquelle ? dans quel but ?
  • Comment projeter/envisager une évolution de la situation ?
  • Comment envisager l’espace de médiation comme un lieu d’écoute et d’invention permanente ?
  • Comment aider les parents à repérer leurs propres difficultés relationnelles et attitudes parentales problématiques ? en situation : place du positionnement et de la parole.

 

 

Public : Professionnels des centres de médiatisation, personnel de l’ASE, services de placement familial, assistants familiaux

 

Formateur : psychologue ou cadre hiérarchique expérimenté en protection de l’enfance et centres de visites médiatisées.

Dates et tarif :

10.11.12 septembre 2018

3 jours / Paris / Coût : 540 €

 

La prise en charge des enfants et adolescents victimes

d’abus sexuels

L’accompagnement d’un mineur victime d’abus sexuel constitue un défi pour chaque professionnel. Ce travail engage le dialogue en équipe et entre les services, associant compétences et responsabilités des uns et des autres.

Les accusations d’abus sexuels sont majoritairement repérées en milieu familial, leur caractère incestueux est relevé par la loi de mars 2016. Par ailleurs, la référence à la notion de « mineur de moins de 15 ans » n’apparaît plus. La protection est identique pour tout mineur de moins de 18 ans.

Chaque cas demeure particulier, malgré certaines ressemblances. Il s’avère fondamental d’examiner la situation de chaque enfant, chaque adolescent : histoire, organisation familiale et ses incidences sur sa vie psychique, ainsi que la loyauté de l’enfant à ses parents.

 

Contenu :

Court rappel sur les procédures judiciaires, ce que pose la loi française.

La révélation des faits et son contexte : la famille, la parole et la position de l’enfant (son désarroi, son mutisme, sa culpabilité, sa loyauté)

Les souffrances dues à la non reconnaissance de l’acte, de l’attente de réparation, de la coupure d’avec sa famille, l’incertitude de son avenir

Comment grandir en tant qu’« enfant abusé » ?

Quelle représentation possible de la filiation ?

Quelles positions du professionnel à l’égard du mineur abusé sexuellement ?

Questions de place et d’accompagnement pour les professionnels, les assistants familiaux

Quelles interrogations cela suscite-t-il pour la famille d’accueil ?

Débuts, cheminement et limites du travail dans le cas de situations abusives ?

Questions théoriques : sexualité infantile, transmission de l’interdit de l’inceste, particularités de l’époque actuelle.

 

Public : Assistants familiaux, professionnels de la protection de l’enfance, des MDS

Formateur : Psychologue clinicien, magistrat ayant exercé dans le domaine de la protection de l’enfance

Tarif : Sur la base de 2600 euros pour trois jours, tout frais compris pour un groupe de 5 à 12 participants.

 

Délaissement parental et sentiment d’abandon

La nouvelle loi du 14 mars 2016 entrée en vigueur le 16 mars 2016 supprime la procédure de déclaration d’abandon en faveur d’une nouvelle procédure judiciaire de délaissement parental. Celui-ci se définit désormais par le caractère volontaire et conscient de la part des parents ou d’un autre membre de la famille, préalable à l’ultime décision.

 

Toutefois l’effacement du terme d’abandon dans la loi ne supprime pas pour autant le sentiment d’abandon (et la crainte d’être abandonné) que rencontre tout sujet dans son existence d’enfant, de parent ou de professionnel exerçant en protection de l’enfance.

 

Il s’agit de distinguer enjeux et conséquences des ruptures et pertes à la lumière du développement de l’enfant, lequel implique la construction de la séparation psychique nécessaire pour grandir.

 

Durée : 2 jours

Dates et tarif :

 

 

 

 

Le cheminement vers l’autonomie : devenir jeune majeur

L’approche de la majorité constitue une période de grande vulnérabilité, en particulier pour les adolescents jusque-là suivis, souvent sur long terme, dans la protection de l’enfance. Beaucoup de ces jeunes ne peuvent pas compter sur l’appui de leurs familles. Malgré les multiples difficultés auxquelles ils ont été confrontés et dont ils subissent encore les conséquences, ils doivent franchir le passage, parfois précipité et brutal, vers l’âge adulte. Environ 40% des jeunes sans domicile fixe ont connu la protection de l’enfance.

Les jeunes qui approchent de la majorité doivent être préparés à la fin de l’accompagnement en tant que mineurs en risque voire en danger. Or, nombreux sont ceux qui grandissent sans réelle conscience de l’échéance de ce parcours institutionnel. Ces jeunes ont à apprendre à vivre de manière indépendante et autonome et à assumer leurs responsabilités de jeunes adultes, même si cette transition constitue pour eux une source de craintes, de questionnements déroutants.

 

Réfléchir à ce travail d’accompagnement et de préparation des jeunes à l’autonomie et à la majorité relève d’une nécessité. Leur avenir en dépend : formation, vie personnelle et professionnelle, citoyenneté.

 

 

Durée : 2 jours

L’intermédiation culturelle et son rôle dans la protection de l’enfance

Dans le domaine de la protection de l’enfance et en assistance éducative, le juge des enfants constitue le garant du respect des lois et valeurs républicaines. Dans l’exercice de sa mission, il est tenu d’appréhender et de comprendre la situation d’un mineur et de sa famille, en prenant en compte sa culture d’origine et les valeurs propres à cette famille comme le stipulent les textes de loi (principe du contradictoire, adhésion de la famille à la décision, article 1200 du Code de procédure civile).

Cette exigence s’applique également à tous les intervenants mandatés et/ou impliqués dans le processus judiciaire et administratif de la protection de l’enfance. L’accompagnement d’un mineur d’une autre culture et de sa famille passe par une compréhension des différentes représentations culturelles en présence, tant pour les professionnelles que pour la famille elle-même. Il est donc question d’écoute, de rencontre de l’autre, de se décentrer, de tolérance, de non-jugement et de remise en question.

Cette formation vise à sensibiliser les professionnels aux incidences de la dimension culturelle sur le fonctionnement familial (punition culturelle, énoncé de sorcellerie, rejet de l’enfant, etc.). Le professionnel doit être à même d’appréhender les différents types de parenté et prendre en compte les enjeux liés aux différences culturelles.

 

 

Durée : 3 jours


Comment faire avec les identités religieuses dans le travail avec les enfants et les familles ?

 

La société française connaît un contexte de revendication accrue de croyances et de pratiques religieuses. Cela représente un profond contraste avec le processus de sécularisation et de baisse des pratiques religieuses qui s’était accéléré ces dernières décennies. Dans la communauté musulmane française, nous assistons à un accroissement de courants radicalisés et l’embrigadement des jeunes inquiète les familles des différentes appartenances et milieux socioculturels.

Les professionnels, en particulier ceux qui prennent en charge des enfants, des adolescents et leurs familles sont surpris, voire décontenancés devant ces nouveaux problèmes qui défient les compétences de tous.

Cette formation vise à réfléchir aux questions de fond que pose la montée des phénomènes religieux dans sa rencontre avec la laïcité.

 

 

Durée : 4 jours

 

 

Et aussi possible en institutions : fiche technique et devis disponibles sur demande

 


- Comment prendre en compte les difficultés de l’enfant accueilli en institution et construire un travail adapté ?


- L’enfant et son corps : les manifestations de la sexualité, du bébé au préadolescent

– Les traumatismes dans la vie familiale.


– Introduction à la psychopathologie dans le domaine éducatif et social.